Saint Jacques et Compostelle - Inventaire du patrimoine

Saint-Jacques

Bordeaux - Église Saint-Michel - Retable Saint-Jacques(1600-1612)

Localisation : - Gironde - Aquitaine - France
Désignation : retable
Localisation commune : Bordeaux 33063
Date de fabrication : 1600-1612
Siècle de fabrication : XVIIe
Lieu de conservation : Eglise Saint-Michel
Etat de conservation : bon
Emplacement : chapelle Saint-Jacques, anc. chapelle Sainte-Apollinie.
Description :
En 1898, l’archéologue Camille de Mensignac décrit ainsi le retable :
Retable en bois de noyer sculpté et doré qui s’élève en placage sur le nu du mur qu’il occupe entièrement jusqu’à la hauteur de l’entablement de l’autel et mesure 9 m. environ de haut et 5 m. de large dans le bas.
Il se compose de 4 colonnes à chapiteaux corinthiens supportant une large corniche.
Au-dessus de l’entablement de l’autel sont placés quatre vases.
Derrière le tabernacle, entre les colonnes de l’autel, se trouve placée une peinture portant la date de 1631. Elle mesure 2 mètres de haut sur 1,50 m. de large et représente l’apothéose de saint Jacques le Majeur. Au bas de ce tableau figurent deux pèlerins agenouillés, la date de 1632 et des armoiries : d’azur à deux bourdons de pèlerin d’or et en sautoir, cantonné au 1er et au 4e d’une (fleur de lis d’or et au 2e et au 3e d'une coquille d’argent. L’écusson sur lequel sont peintes ces armes est ovale et surmonté d’une couronne de marquis.
Dans la partie comprise entre les colonnes se développe un lambris sur lequel se détachent deux panneaux représentant l’Annonciation ; sur l’un, l’ange Gabriel et sur l’autre la Sainte Vierge agenouillée.
Le fronton circulaire de chacun de ces panneaux est orné d’un relief en bois doré composé d’une croix et de deux bourdons de pèlerin en sautoir auxquels sont attachées la gourde et une coquille Saint-Jacques.
Dans le soubassement du retable des reliefs en bois doré représentent à gauche le mariage de la Vierge et à droite la Visitation.
L’attique ayant au centre une peinture du XVIIe (?) siècle, se termine par un grand médaillon doré représentant saint Jacques guerroyant à cheval contre les Sarrasins d’Espagne, non pendant sa vie mortelle, mais comme apparition au roi chrétien Ramire Ier, pour lui donner la victoire sur Abdérarne II, calife de Cordoue, à la bataille de Clavijo, l’an 845. L’apôtre tient d’une main l’épée du commandement et, de l’autre, son étendard blanc, timbré d’une croix rouge.
Au centre du tombeau de l’autel, se détache en relief une grande couronne de chêne, dans l’intérieur de laquelle sont placés en sautoir une épée à lame flamboyante et un bourdon de pèlerin, dans le haut une étoile et à droite et à gauche une coquille, le tout doré. À chacun des angles de cet autel sont sculptées en relief une tête d’ange et une grosse coquille de saint Jacques.

Précisions :
I- M. de Mensignac s’interroge sur le tableau de l’attique dont il n’a pas compris le sujet : l’arrivée au Paradis de l’âme d’un confrère de la confrérie Saint-Jacques, accueillie par ses frères décédés accompagnés par leurs anges gardiens.
II- Il passe sous silence les reliques. Pourquoi ?
III- Au bas du tableau de l’apothéose de saint Jacques, il note la présence de 2 pèlerins agenouillés et la date de 1632. Or, aujourd’hui, la date a disparu et ces pèlerins sont debout et en marche. La photo de 1968 montre un blanc à cet emplacement et les photos actuelles montrent clairement une restauration de la toile. On ignore ce qui s’est passé.

Cheminement :
Mgr. François Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, consacre l'autel le 29 avril 1612.

Images liées